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Un lieu d'Harmonie céleste
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Lorsque la communauté bénédictine entreprend,
vers 1080, la construction de son église abbatiale, elle utilise des formules architecturales eprouvées, et parvenues à leur pleine maturité, au gré d'expériences déjà nombreuses.
Dans l'esthétique bénédictine du XIème siècle, la
rigueur géométrique est symbole d'un ordre supérieur, celui de la Création Divine, conçue selon des lois numériques d'harmonie et de mesure, un ordre également reproduit dans la disposition des bâtiments monastiques.
Organisée autour du cloître, l'abbaye formait
l'enveloppe d'une vie selon la règle, qui s'efforçait de regagner, par la pratique de la louange liturgique et de la lectio divina, l'état angélique perdu lors de la chute. Cela était l'idéal de la vie monastique.
Les nombreux dommages subis par l'abbaye au
cours de l'histoire ont pu gommer, en partie, la perception du projet initial des bâtisseurs romans.
Cependant, la restauration entreprise par François
Halley, au XIXème siècle, est d'une rare qualité et l'architecte a su faire preuve d'un réel pragmatisme.
Si la verve de son imagination qui le conduisit à
développer un décor sculpté riche et inventif contraste avec la simplicité des ornements romans, sa compréhension des formes anciennes traduit une intelligence parfaite de l'architecture médiévale. |
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Documentation texte : J.Deshayes
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des Saintes > |